
Le constructeur chinois QJMotor (groupe Geely) dévoile une nouveauté agressive au salon de la moto de Milan (Italie) : un trail routier Rino 900, propulsé par un inédit trois-cylindres de 120 ch. Coucou, la Yamaha Tracer 9 ! Présentation.
Nos lecteurs - qui ont plus de chance que les autres - se souviennent sûrement de notre vidéo présentant le prototype de la Rino 900, réalisée l'an dernier à l'EICMA avec le distributeur de QJMotor. Quentin Mégard, directeur marketing de la SIMA, nous y dévoile à l'époque ses principales caractéristiques : un trail routier à moteur trois-cylindres, soit une "double" première pour QJ.
Un an plus tard, au même endroit, QJMotor lève le voile sur la version finalisée de cette nouveauté 2027 et sur ses ambitions décomplexées. Aucun doute : la Rino charge la Yamaha Tracer 9 ! Toute ressemblance avec l'originale n'est pas purement fortuite : l'architecture 3-en-ligne, la cylindrée de 900 cc (890 cc pour la Yam') et les performances de 119,7 ch et 93 Nm (Vs 119 et 93 Nm) sont plus "qu'inspirées" de la référence de la catégorie.
La silhouette haute sur (3)pattes de la Rino 900 renvoie également à la Tracer, tout comme son ergonomie à la croisée des chemins entre trail et roadster-GT. En témoignent son large guidon avec pare-mains et sa selle en deux parties, par ailleurs réglable de 815 à 830 mm. QJMotor accentue néanmoins l'inspiration tout-terrain avec des roues à rayons Tubeless en 19 et 17 pouces, quand la Yamaha est résolument routière avec ses jantes à bâtons en 17". Notez ses volumineuses protections de plongeurs, qui recouvrent aussi les disques !
Les deux rivales font jeu égal en termes de poids avec 220 kg pour la Rino 900 contre 219 kg pour la Tracer 9. Le réservoir de la QJMotor accueillant un litre supplémentaire (20 litres contre 19), la comparaison tourne - sur la papier - à son avantage. La nouveauté exhibe un cadre tubulaire acier (alu sur la japonaise) relié à un bras-oscillant en aluminium de belle facture. La Rino 900 est par ailleurs une moto correctement finie, qui valorise en outre des équipements et périphériques flatteurs.
Fourche inversée et mono-amortisseur à bonbonne séparée Marzocchi, étriers radiaux Brembo, bulle électrique, poignées de maintien, selles et poignées chauffantes, shifter, régulateur, démarrage sans clé... Vous en voulez encore ? Ok : QJMotor lui attribue, de série, un écran TFT avec connexion Bluetooth, navigation et indication de la pression des pneus, ainsi que la bagatelle de quatre (4 !) prises USB.

Son accélérateur électronique Ride-by-wire lui permet de proposer trois modes de conduite, qui agisent sur son répondant moteur et l'intensité de son antipatinage désactivable. Cette moto homologuée Euro5+ loge aussi une béquille centrale - derrière son sabot moteur ajouré - afin d'entretenir facilement sa transmission finale par chaîne. Elle profite d'une garantie trois ans pièces et main d'oeuvre, comme tous les deux-roues QJMotor.
Reste la question à environ 12 500 euros : à quel prix cette Rino va-t-elle charger dans la "jungle" Sport-routière ? A titre indicatif, la référence japonaise démarre à 12 499 euros et frôle les 20 000 euros dans sa déclinaison la plus évoluée (Tracer 9 GT+). QJMotor a tout intérêt à se positionner finement, mais sans brader sa nouveauté au regard de son contenu technologique. Un compromis pas évident à chiffrer !











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