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Pyrénées, le 5 août 2015

Nos lecteurs voyagent : une Goldwing dans les Pyrénées

Nos lecteurs voyagent : une Goldwing dans les Pyrénées

Je suis français, originaire de Dunkerque (ah bin oui, un chti biloute, hein ?) et expatrié en Belgique (près de Mons, une fois) depuis maintenant 37 ans où j’exerce mon métier de moniteur en auto-école. Je suis tombé dans la moto par hasard : mon frère, ancien motard, s'y étant remis après des années m'a refilé

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Je suis français, originaire de Dunkerque (ah bin oui, un chti biloute, hein ?) et expatrié en Belgique (près de Mons, une fois) depuis maintenant 37 ans où j’exerce mon métier de moniteur en auto-école.
Je suis tombé dans la moto par hasard : mon frère, ancien motard, s'y étant remis après des années m'a refilé le virus.

C'est donc en 1990 (à 46 ans) que je me lance : Cours de moto-école et achat d'une moto neuve.
Une KAWASAKI EN500. Pour ce que je vais en faire, c'est amplement suffisant...

Un an après, lassé de passer mon temps sur le sélecteur de vitesses, je la revends et achète une HONDA GL 1500 GOLDWING d'occasion.
C'est la révélation : je suis toujours en Goldwing (c'est ma 4ème - la 1800).

En 1993 (et plus ou moins 40.000 kms sur 2 roues), après l'apprentissage ad hoc, je passe le brevet de moniteur en moto-école.

C'est à partir de 2007, avec ma première 1800, que la bougeotte me prend.

A partir de là, 15 à 25.000 kms par an (Tchéquie, Dolomites, Toscane, Ecosse, Angleterre, Allemagne, et, bien entendu, une grande partie des régions de France, dont la Corse).
J'ai la chance (ou la malchance) d'avoir une femme qui n'aime pas la moto mais qui me laisse partir quand je veux et avec les amis motards que veux (pourvu qu'ils soient de sexe masculin... ben oui, la tolérance a ses limites, hé hé!).
Désavantage dans le sens que j'ai une superbe selle arrière toujours vide et que je préfèrerais partager la chambre avec elle plutôt qu'avec un moustachu bedonnant, aussi sympa soit-il...
Avantage dans celui où personne ne me tape jamais sur l'épaule pour me dire que je roule trop vite ! Euh oui ! Il faut savoir que "rouler Goldwing", pour moi, n'est pas synonyme de "rouler pépère"! Mes repose-pieds en  témoignent.

Bien entendu, j'ai tâté des organisations de voyages (du grand groupe au plus modeste) avec des résultats plus ou moins satisfaisants et des prix plus ou moins surfaits.

Nous en sommes revenus, avec les amis, à organiser la plupart de nos voyages nous-mêmes.

C'est en fouillant internet pour envisager les Pyrénées (une des rares régions de France que je n'ai pas, à l'époque, parcourue à moto) qu'en 2012 je tombe sur le site de Moto-Pyrénées.

Ca me parait sympa comme concept :
Un couple de motards, ayant une propriété perdue dans la montagne, réunit des motards pour un prix quasi "all-in" très raisonnable assurant le gîte (2 maisons tout confort rénovées entièrement) et le couvert (vous qui entrez ici pour maigrir, perdez toute espérance...).

Ils nous dévoilent leurs boucles journalières où nous découvrons cette magnifique région qu'ils aiment et connaissent très bien (le trèfle, 5 circuits, 5 feuilles).

Je réunis des amis et nous réservons une semaine en septembre 2012.

Depuis, j'y retourne tous les ans.

En l'année 2014, je descends en deux jours (et zut, c'est les vacances, non ?) avec une étape à Brive-la-Gaillarde (pour changer de Limoges les années précédentes).

Samedi fin d'après-midi : arrivée à Montferrier avec toujours le même accueil chaleureux. Je retrouve avec plaisir certains des participants du groupe de 2013.
Super ambiance immédiate. On trinque autour des motos et on parle de quoi ? Et oui, des motos.

Nous prenons possession de nos lits et après la douche, on se retrouve dans le living de la maison principale pour l'apéro.

Pendant et après le repas (boissons à table incluses - "hips" -  mais avec, à la fois, les amis et la modération), Alain, l'organisateur, détaille comment se déroulent les balades.

Il explique que, ce qui est important et rassurant pour tout le monde, lors de tronçons parfois très très longs mais sans risque d'erreur d'itinéraire, il fera signe de passer et chacun roulera "à sa main"... Donc les fêlés s'en donneront à cœur-joie. Les autres aussi. Pendant ce temps-là, souriez.... Vous êtes filmés. Regroupement à la fin de la section libre.

Puis, lecture (par un participant chaque soir différent) de la feuille de route du lendemain afin de nous mettre (comme si c'était nécessaire) en appétit : régions traversées, visites prévues, curiosités, et même quelques petites énigmes savamment dosées.

Quand le marchand de sable a fini sa tournée, la joyeuse assemblée se sépare pour un gros dodo dans un bon lit bien douillet.

Le lendemain matin, vers 8h00, on se retrouve pour le petit-déjeuner.
Alain est déjà descendu au village et sur la table s'amoncellent les viennoiseries et baguettes bien fraîches à côté des confitures, beurre et autres bonnes choses.
Veerle, sa charmante épouse, nous a déjà préparé le café (ou autres si affinités).

Rassemblement avant le départ.
Chacun fait le tour des copains et parle (l'auriez-vous cru ?) des motos.

Le départ se fait en douceur.
Nous partons pour une première boucle (on verra que cette année, une surprise est au rendez-vous) dans des paysages que l'on sait grandioses. Les Pyrénées sont, selon moi, encore plus belles (si possible) que les Alpes.

Pas besoin d'aller loin, pas d'échauffement avant d'attaquer les virages. Ils nous attendaient au coin de la rue.
Et c'est parti, chacun à son rythme, avec Alain et Veerle en chefs d'orchestre.

Pour la 3ème année consécutive, je suis satisfait de constater qu'il n'y a aucun trainard même si chacun roule avec des capacités différentes. Le rythme est très agréable et Alain alterne les passages lents (ouvrez les yeux dans ce cas, c'est que le paysage en vaut la peine) et les passages à rythme soutenu.
Parfois, c'est le mode sportif lorsqu'il ouvre la porte du défouloir...

Vers midi, arrêt pique-nique (parfois restaurant) dans un endroit agréable et généralement superbe. Les sandwiches de Veerle sont un morceau d'anthologie !

Et la boucle continue sur des routes très variées. D'une heure à l'autre, on passe de la petite route de montagne à la route large et rapide où l'on se fait plaisir mais prudence quand même : Il n'y a pas que Veerle qui prend des photos-souvenir : les bleus aussi !

En cette année 2014, c'est l'Espagne qui a été privilégiée.
Autant (par rapport à la Belgique) j'apprécie les routes françaises, autant celles d'Espagne sont encore un cran au-dessus et c'est sur un billard que nous évoluons la plupart du temps.

Dans le courant de la journée, un ou deux arrêts à des points prévus, pour une visite... comme le musée de la moto, une dégustation (fromagerie artisanale, biscuiterie, distillerie, viticulteur...) toujours bien vue et intéressante et où on rencontre souvent des personnages fabuleux et hauts en couleurs.

Le soir, cette année, on ne revient pas au logis de base : jusqu'à vendredi, nous sommes logés à l'hôtel. Et, cerise sur le gâteau, un super hôtel.

Après la prise de possession de la chambre et la douche, on se retrouve pour l'indispensable apéro, devant un grand téléviseur où on passe les photos et vidéos du jour. Les commentaires fusent. Les rires aussi.

Lorsqu'on passe à table on est surpris de manger aussi bien mais ENCORE PLUS que chez Alain et Veerle... (on ne le croyait pas possible pourtant !).

Ensuite, ceux qui le désirent (tous, en général) se retrouvent au salon et on passe une agréable soirée en discussions amicales émaillées de rires. Certains y restent très tard.

Je pourrais continuer à en écrire des pages mais il faut l'avoir vécu pour vraiment apprécier. Je pourrais faire des envolées lyriques sur la beauté des paysages mais seules les photos peuvent donner une (petite) idée de cette semaine enchanteresse.

J'attends maintenant avec impatience septembre 2015 car j'ai, bien entendu, réservé à nouveau. Ce sera ma quatrième participation successive... et toujours avec la certitude d'y trouver autant de plaisir.

N'ayant vraiment aucune hésitation quant à la qualité de la prestation et de l'intendance, du prix plus que raisonnable et de la chaude amitié qui se dégage de ces rencontres, j'y retourne mais c'est à chaque fois différent.

C'est ici qu'on se rend compte de l'intérêt d'un réseau social tel que Facebook qui permet de rester en contact au long de l'année avec ces nouveaux amis, même lointains. On se prend même, parfois, à regretter que tel ou tel participant ne puisse pas revenir (ou pas à la même période) d'une année sur l'autre.

Mais on se dit qu'on le reverra l'année suivante...

VOIR MA VIDEO

Participez aussi à cette série de l'été :

Vos meilleurs souvenirs de voyages à moto, vos pires galères (qui peuvent d'ailleurs devenir les mêmes au fil du temps !), votre Top 5 d'instants mémorables durant une balade moto, proche ou lointaine, dans l'espace comme dans le temps... Vous avez tous fait des balades, des virées et des voyages à moto ! Alors partagez-les !

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